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.........La gazette des tortues du mois de Mars 2009
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Ma visite au Village des Tortues de Gonfaron

 

On pourrait croire que c’est un peu tôt pour conter une Visite au centre des tortues dans le Var (83) car les températures ne sont pas encore très élevées mais bien au contraire, c’est une période idéale durant laquelle les tortues s’insolent pour le plaisir de nos yeux.
Arrivée vers 13h30, passage à l’accueil où l’on nous donne le plan et c’est parti la visite débute.

La clinique :
La clinique est le premier bâtiment de la visite. On nous explique que c’est là le point d’arrivée de la plupart des tortues présentes dans le centre. Dans ce bâtiment, les tortues sont soignées des maladies et des blessures avant de partir en quarantaine. Durant notre visite, on pouvait observer plusieurs tortues terrestres exotiques (Chelonoidis carbonaria et Centrochelys sulcata) dans leur box de soin mais encore des tortues terrestres endémiques au territoire français (Eurotestudo hermanni) le plus souvent souffrant de morsures ou scalpées par la tondeuse à gazon de leur ancien propriétaire. Les nettoyages du jardin au printemps peuvent s’avérer catastrophiques pour ces tortues. Enfin quelques tortues aquatiques de type Pelomedusa et Pelusios étaient en soins intensifs.

Le coin des estropiés :
Juste en face de la clinique on peut observer le parc des tortues survivantes qui ne retrouveront jamais leur milieu naturel. Colonne vertébrale fracturée avec immobilité des pattes arrière, carapace trop abîmée pour envisager un relâché dans les prochaines années …etc etc.

Enfin nous nous lançons sur la passerelle en passant devant une reproduction d’une tortue des Seychelles (Dipsochelys elephantina).

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons sur la passerelle qui nous mène tout droit aux parcs des Testudo marginata, avec les mâles séparés des femelles (car le centre ne souhaite pas faire reproduire des espèces pour lesquelles il ne dispose pas de programme de réintroduction). De l’autre coté de la passerelle on retrouve le parc des mâles Eurotestudo boettgeri avec les animaux profitant des rayons du soleil à l’entrée des cabanes en bois.

Nous poursuivons la visite en passant devant un panneau comparatif de la tortue des Balkans et de la tortue française. Pour déboucher sur une maquette géante d’une tortue d’hermann.

La morphologie d’une tortue :
Cette maquette représente une coupe verticale d’une tortue d’Hermann. Nous pouvons observer chaque organe et ainsi comprendre le fonctionnement du corps d’une tortue. Un mégaphone commente le tout pour nous donner plus de détails.

La visite continue :
La visite continue et nous arrivons devant le parc des Agrionemys horsfieldii dites aussi tortue des Steppes du fait de son aire de répartition géographique (région d’Asie Centrale). Juste à coté, le bassin des Mauremys leprosa, allongées sur les bords, parfois même les unes sur les autres afin de capter le maximum de rayons du soleil. En face, le grand parc des Astrochelys radiata où plusieurs individus se baladent paisiblement. Le décor sur la passerelle nous mène tout droit dans l’ambiance de leur pays d’origine (Madagascar).

Nous continuons sur quelques mètres pour passer devant le bassin des imposantes Chelydra serpentina dites aussi « tortues hargneuses ». Cinq spécimens laissent apparaître leur corps et leur tête préhistoriques.

Plus loin, je remarque de nouveaux aménagements chez les Centrochelys sulcata avec une nouvelle cabane et plusieurs autres améliorations. On observe une bonne douzaine d’individus avec plusieurs gros spécimens approchant les 70kg.

A côté, Bernard Devaux m’avait signalé la venue de nouveaux spécimens Stigmochelys pardalis dont un mâle géant. J’ai été vraiment stupéfait de découvrir le nouveau pensionnaire à la fois par sa taille mais aussi par le fait qu’un particulier avait la tortue dans son petit jardin… quand on y pense cela effraie.

Le voyage dans le temps :
Nous avons fait une petite pause au distributeur à mi-parcours avant d’entamer le voyage dans le temps et découvrir ainsi les ancêtres des tortues et leurs évolutions. Je ne vous dirai pas tout non plus pour vous inciter à y venir mais sachez pour les anciens visiteurs qu’il y a eut des modifications, améliorations, rénovations et des maquettes supplémentaires qui vont être mises en place dans le mois.

A la fin de cette aventure temporelle plusieurs stands présentent :

-Les raisons de l’extinction des tortues

-Les fossiles et les tortues en France

-Les incendies et les tortues dans le massif des Maures

 

 

 

 

 

 

La quarantaine et les tortues françaises :
Nous passons ensuite devant de nombreux parcs avec des tortues françaises (Eurotestudo hermanni) pour arriver à la quarantaine (je vous en ai parlé au début de la visite). La quarantaine est le deuxième bâtiment par lequel passent les tortues avant de rejoindre leur parc, pour ensuite faire éventuellement partie d’un programme de réintroduction.

Comme son nom l’indique, les tortues vont rester environ 40 jours dans des bacs où elles seront observées avant de retourner en extérieur.

Juste à gauche du bâtiment, on aperçoit un petit pont qui passe au dessus du bassin des Emys orbicularis (dites Cistudes). Certaines tortues ont comme vous pourrez le constater des morceaux de blanc sur la carapace (Cf photo). Il s’agit en fait de réparations faites sur la carapace par les responsables animaliers. En effet de nombreuses Cistudes arrivent avec la carapace abîmée c’est dans la clinique que les soigneurs les réparent avec de la résine (de nouvelles techniques de réparation des carapaces peuvent être appliquées comme le silicone par exemple). Au bout de plusieurs années la carapace va se reformer sous la résine.

La serre n°1 :

On rentre sous la serre tropicale, une chaleur de 30°C avec un peu d’humidité par endroit, le changement est difficile mais le bonheur de voir toutes les tortues nous fait oublier les conditions climatiques dans lesquelles nous nous trouvons. Des Chelonoidis denticulata et des Chelonoidis carbonaria sur ma gauche, de nombreux juvéniles Stigmochelys pardalis, saisies par les douanes, sur ma droite. Quelques mètres plus loin, à ma gauche, des subadultes Astrochelys radiata et de nombreuses subadultes Centrochelys sulcata à ma droite ! Un vrai plaisir dans un décor varié et magique.

 

 

 

La serre n°2 :
Je découvre la serre n°2 terminée car lors de ma précédente visite celle-ci était en travaux. Je suis stupéfait et encore c’est un petit mot face aux magnifiques travaux que les bénévoles et l’équipe permanente du Village des tortues ont réalisé.

A ma gauche en rentrant un géant bassin (avec une sublime cascade) qui accueille quelques tortues dites de Florides (Trachemys scripta, Graptemys et Pseudemys). A ma droite un autre parc dans la serre avec de nombreux juvéniles Centrochelys sulcata.

J’avance de deux mètres en avant et à ma gauche une magnifique et énorme Pseudemys concinna en position d’insolation me fascine.

A coté, nous retrouvons deux magnifiques tortues molles dans leur aquarium respectif (Apalone spinifera et Pelodiscus sinensis) mais encore des Pelusios castaneus et Pelomedusa subrufa au fond de la serre. De l’autre coté, à ma droite, le parc des Terrapene carolina qui profitent de la boue pour se salir.

 

 

 

 

 

 

Après une discussion avec Gérard Nouvel sur la façon de construire un bassin comme celui de la serre, nous continuons notre périple.

L’élevage des tortues d’Hermann :

Nous prenons un petit chemin entre des parcs recouverts de filets dans lesquels nous apercevons des subadultes et des juvéniles. Un panneau informatif explique les raisons de la présence des filets : la prédation aérienne. Nous débouchons sur une nouveauté du parc que je ne connaissais pas : un œuf géant dans lequel on peut entrer. A l’intérieur de celui-ci, un film est projeté sur un écran et nous explique comment les tortues se reproduisent.

En face, un bâtiment rénové met en valeur la ponte d’une tortue d’Hermann grâce à une maquette et nous pouvons passer devant la nurserie où l’on observe des tortues de 1, 2 et 3 ans.

 

 

Nous avons aussi la possibilité de voir un film d’une vingtaine de minutes à l’abri, afin de découvrir de façon sympathique un autre aspect des tortues.

La visite est finie, une buvette permet de passer nos quelques dernières minutes au Village des tortues en compagnie de Bernard Devaux qui nous explique les différents travaux en cours qui seront opérationnels à la fin du mois et dans les prochaines semaines (de nouveaux jeux à la fin de la visite, un musée sur les tortues mettant en valeur la conservation et la protection des tortues avec des objets hallucinants, les nouvelles maquettes pour le voyage dans le temps). Il nous parle aussi des nombreuses actions que la SOPTOM finance pour l’étude et la protection des tortues dans le monde (France, Madagascar, Sénégal …etc etc).

 

Je voulais juste rajouter quelque chose que je n’ai pas pu essayer à titre personnel : Un petit parc avec de nombreux jeux pour les moins de 12 ans (tortue en forme de toboggan, cabane ...) est à votre disposition.

Avant de vous quitter et pour clore cette aventure, vous trouverez à la fin de votre visite au Village des tortues, une boutique pour vos achats de souvenirs, de livres ou encore pour faire partie de l’association SOPTOM qui gère et finance le centre et ses activités de protection des tortues.

Je vous conseille de visiter le centre si vous venez dans le Sud de la France.

Leur site internet : http://www.villagetortues.com

Bruno.G

 

 

Copyrigth Texte Bruno.G

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