Bonjour à tous, vous passionnés des tortues
C'est avec grand plaisir que je vous présente le numéro huit de la gazette des tortues. Il sera comme d'habitude remplit de nouveautés aussi intérréssantes les unes que les autres. Mais tout d'abord, nous avons le regret d'annoncer le retrait de la partie présentant les forums. Nous restons heureusement en bonne relation avec chacun d'eux mais la gazette ayant subit des critiques à se niveau, doit prendre un peu d'indépendance. Nous les remercions de leur participation qui a permit de lancer cette cyber-revue auprés de la communauté des passionnés présent sur le net.
Dans se numéro, nous parlerons d'un sujet encore inédit en France qui est "la sociabilité des tortues". Mr Lionel Shilliger nous présentera brièvement son nouvel ouvrage sur les tortues, un jeune site internet français se présentera, enfin nous aurons les news des sites partenaires avec deux vidéos humoristiques sur la dance des tortues (vidéos provenant d'un jeune designer espagnol) qui ont été le coup de coeur du mois.
Nous vous rappelons que cette newsletter est entièrement indépendante aux politiques menées par les forums, les sites internet et les parcs de protection et d’élevage des tortues. Nous pensons que la meilleure des protections est la transmission d’informations utiles en rapport aux tortues. C’est pourquoi, nous accueillerons avec le plus grand plaisir toutes candidatures de partenariats ainsi que toutes candidatures de rédacteurs à se courrier mensuel. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.... à l'adresse au bas de la gazette. Je vous souhaite enfin pour finir, une trés bonne lecture.
Aujourd'hui, nous avons l'immense privilège en France, de pouvoir observer des tortues (terrestres, aquatiques et marines) dans leur milieu naturel comme en captivité. De par cela, nous pouvons analyser leur comportement afin d'essayer de connaître les chéloniens de la meilleure façon possible.
La question d'éthologie que nous pouvons nous poser est: Les tortues ont elles tendance à vivre en groupe ?
Dans le dictionnaire Larousse. « sociable » signifie: "Capable de vivre en compagnie de ses semblables": cette théorie de "tortue sociable" dans la nature peut être confirmée chez certaines espèces comme les Trachemys scripta...qui ont tendance à vivre en communauté.
A partir de ces informations, nous pouvons distinguer 3 principales raisons pour lesquelles ces tortues vivent en groupe:
- La première peut s'expliquer par le fait qu'elles cherchent à lutter de façon plus efficace contre la prédation aérienne ou terrestre (12 yeux et oreilles valent mieux que deux).
Cette surveillance en groupe s'avère efficace et peut permettre à chaque individu de se reposer, de passer plus de temps à d'autres occupations...
-La deuxième raison s'explique par l'activité saisonnière. Au printemps, période de l'année favorable aux accouplements, les tortues ont une suractivité (surtout les mâles), et il n'est pas rare de voir plusieurs individus former un groupe provisoire qui s'éparpillera peu de temps plus tard après les accouplements. (Donc ces groupes restent très généralement peu de temps ensembles). On peut donc associé se comportement au cycle de reproduction.
-Enfin, un élément du biotope peut être aussi une cause de regroupements de tortues, car il peut présenter un localement environnement qui attire les individus dans un même lieu. Par exemple, un endroit d'un étang peut être l'habitat d'un grand nombre de tortues aquatiques du fait qu'elle contient des ressources alimentaires importantes attirant ainsi beaucoup d'individus.
En captivité, nous savons qu'il n'y a généralement pas de problèmes de cohabitation entre ces animaux, et les tortues s'habituent relativement bien à vivre en communauté. C'est par exemple le cas des tortues d'Hermann comme des Pelusios... Il arrive même parfois d'observer des "liaisons amicales " entre tortues qui ne se séparent que peu.
Mais cette cohésion sociale a des limites en captivité ; prenons l'exemple des Chelydra serpentina qui doivent être séparées en captivité suivant les spécimens (mâles/femelles) et la saison à cause des rivalités entre les tortues. Mais encore, suite a des observations dans un Seaquarium sur des Caretta caretta (Tortues marines) , on peut remarquer qu'il y a aussi une légère agressivité chez quelques individus qui n'hésitent pas à mordre leurs congénères et il en est de même chez certaines espèces de tortues terrestres comme les Centrochelys sulcata....
Nous pouvons dire que ces agressivités peuvent être les conséquences de plusieurs raisons:
- La première, sûrement la plus importante, la rivalité entre les mâles durant la période des accouplements est très forte, et les duels entre les individus peuvent être très violents pouvant même causer des blessures importantes voire la mort d'individus plus faibles.
-La seconde peut s'expliquer par un besoin d'une hiérarchie. Nous avons pu observer chez des spécimens adultes femelles Testudo graeca graeca, dans un espace restreint, des combats violents suivis de tentatives d'accouplement, que l'on suppose être une moyen à la tortue de montrer qu'elle domine les autres.... (Ou aussi il est possible que cela soit un comportement voulant faire perpétuer les gènes)
-La dernière raison serait due à l'existence de territoires. Nous avons pu remarquer dans un cheptel de Testudo graeca cyrenaica le comportement d'une femelle adulte qui cognait violemment sur toutes les autres tortues qui tentaient de s'approcher d'un lieu rempli de fleurs de bignone afin de les repousser (chose qu'elle faisait très bien). Cette même observation a été faite chez d'autres espèces de Testudo.
Enfin dans la nature, la plupart des tortues vivent seules et ne cherchent pas de contacts avec leurs congénères, hormis durant la saison de l'accouplement où les mâles vont à la recherche d'autres tortues. Prenons par exemple le cas de la ponte : la femelle creuse son trou et abandonne ses œufs à la nature (Exceptée Manouria qui surveille le lieu de sa ponte pendant un mois). On ne peut donc pas dire qu'il y ait là un instinct de sociabilité entre la femelle et sa progéniture puisqu'elle ne se soucie pas des oeufs.
Mais encore, les mâles ne peuvent généralement pas rester ensemble à cause de la rivalité entre individus.
Ainsi, nous pouvons dire que la tortue est un être vivant très souvent solitaire et qui s’habitue plus ou moins bien à la vie en communauté, mais hormis les mâles durant l’accouplement, elles ne recherchent que rarement à vivre en groupe (de taille plus ou moins important). Et ont même plutôt tendance à avoir leur propre « territoire ».
Le titre de cet ouvrage est, bien entendu, volontairement impropre et légèrement provocateur… Il n’existe pas, en effet, plus de tortues « de jardin » que d’iguanes « de salon », d’oiseaux « de cage et de volière», de fauves « de cirque », de singes « d’appartement » ou autres animaux exotiques dits « de compagnie ». Les tortues terrestres sont avant tout des reptiles sauvages appartenant à des écosystèmes complexes et des biotopes spécifiques, dont ils constituent des maillons indispensables.
Mais les tortues sont aussi des animaux très prisés et détenus en captivité depuis quelques décennies pour le plaisir de nous autres les humains, petits et grands…
Les faits sont là… Force est de reconnaître que des dizaines de milliers de tortues terrestres méditerranéennes vivent actuellement dans nos jardins, et ce, depuis une quarantaine d’années (c’est-à-dire, rappelons-le, depuis une infime fraction de seconde à l’échelle de leur existence sur Terre). Quoi de plus facile, dans les années 60 à 70, que d’acheter l’une de ces sympathiques créatures sur les quais de la Seine ou sur les marchés, amoncelées sur les étals des poissonniers ? À l’époque, la fait d’acquérir « sa » tortue « de jardin » était alors presque aussi naturel que de s’acheter un nain de jardin ! Puis, ces tortues, parfois presque centenaires, se sont logiquement transmises, de génération en génération ou de propriétaire en propriétaire au gré des successions…
Mais voilà, le problème est le suivant : sur les dizaines de milliers de tortues vendues à l’époque pour quelques francs, nombreuses sont celles qui n’ont pas survécu à des conditions d’hébergement inadaptées, à une alimentation inappropriée, ou plus simplement parce qu’elles se sont étiolées derrière la vitre d’un appartement, dans un carton ou à même le parquet, avec pour unique pitance la sempiternelle feuille de laitue.
A contrario, et fort heureusement, justice doit aussi être rendue à bon nombre de propriétaires de ces tortues, simples amateurs passionnés, ou éleveurs plus chevronnés, qui, chaque année, reproduisent ces espèces avec beaucoup de talent et de succès, contribuant ainsi, à leur façon, à préserver ces espèces et à éviter, un jour peut-être, que se perpétuent d’illégales captures de ces animaux dans le maquis ou la garrigue, ou encore de stupides achats de « souvenirs vivants» ramenés avec fierté de vacances en Afrique du Nord.
Ce livre aura pleinement atteint son objectif s’il réussit à sensibiliser ses lecteurs sur la grande fragilité de ces animaux, pourtant si robustes en apparence, en décrivant les principales maladies dont ils peuvent être victimes en captivité.
Attention ! S’adressant tant aux vétérinaires désireux de se perfectionner en la matière qu’aux propriétaires et éleveurs de tortues, ces derniers ne devront pas succomber à la tentation légitime de jouer à « l’apprenti sorcier » en soignant eux-mêmes leurs protégées ! Rien ne vaut l’avis d’un professionnel en matière de médecine, qu’elle soit destinée aux humains ou à nos amis les animaux ! Docteur Lionel Shilliger
Présentation de la plate forme internet "La Tortue Facile"
Derrière ce sympathique nom se trouve un petit site qui connait une forte croissance depuis 3 mois. Créé à l'origine dans le seul but d'exposer les photos de l'auteur, la pertinence et la qualité du contenu amenant nombre de visiteurs, l'auteur a décidé de plus s'investir dans le site.
Aujourd'hui on y trouve 17 fiches d'informations décrivant aussi bien les tortues marines : Tortue verte, Tortue Luth, les tortues d'eau douce : Cistude d'Europe, Tortue de Floride ou encore la Clemmyde à gouttelettes, et bien sur les tortues de terre dont la célèbre Tortue d'hermann ou la Tortue charbonnière.
L'auteur propose également une section proposant des fiches pratiques avec notamment une fiche décrivant l'anatomie des tortues et une autre sur la protection des tortues.
Ne comptant pas s'arrêter là et devant l'afflux de visiteurs (60 à 70 par jours en moyenne), le site proposera dans quelques mois d'autres outils ainsi qu'une surprise qui ravira plus d'un cheloniophile.
www.cheloniophilie.com
Le site marche toujours trés bien, nous rajoutons petit a petit des fiches informatives, des articles ou encore d'autres informations en tout genre. Aujourd'hui nous accueillons en moyenne 400 visiteurs / jours et nous essayons de répondre aux attentes de chacun d'eux. Nous avons mis toutes l'actualité google et yahoo en rapport aux tortues durant le mois de Juin dans la partie adéquate.
www.kinosternum.canalblog.com
Durant le mois de Juin, nous n'avons pas rajouter d'importantes nouveautés. Vous avez toujours à disposition sur le site, une Bibliographie qui présente divers ouvrage sur les tortues et sur les reptiles en général, mais aussi un chapitre articles et notes d’élevage, fiches techniques, classification, réglementation …. Qui sont mis a jour règulierement.
J’en profite pour remercier toute les personnes qui ont apporter leur contribution a ce site.
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